07/07/2004

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23:31 Écrit par Anaryane | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05/07/2004

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17:56 Écrit par Anaryane | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

POURQUOI ECRIRE ?

« Moi, j'écris car cela me relaxe et que cela me permet de m'exprimer librement. En plus, j'aime la subtilité et comme parfois un poème peut en cacher un autre, j'aime ça !
L'envie d'écrire date d'il y a très longtemps, au début j'écrivais seulement des chansons, mais avec le temps je me suis basée sur la poésie. Quand j'écris, je me sens libre de mes pensées et c'est cela que j'aime !

Petit-rêve"

 

"Pourquoi est ce que j'écris ? Je viens de me poser une nouvelle fois la question et j'ai répondu : Pour exorciser les douleurs trop poignantes et les clouer sur des planches de mots, en recherchant aussi la subtilité au passage. Réalité et fiction se côtoient, souvent dans un soupir bien trop mélancolique... je suis beaucoup trop passéiste, faut que je me soigne ! L'écriture, si elle me rattache constamment à ce qui fut, me propulse aussi vers ce qui sera,(une forme de divination parfois) vers le rêve, qui se perd dans un labyrinthe d'émotions, pas toujours bien décodées. Pas bien clair tout ça ! C'est tout moi !
Cela m'est indispensable d'écrire, la seule façon de me sentir bien vivante, et durablement

Gigie »

 

"Parce que je fais de la musique, et que j'ai des ambitions, et aussi parce que j'adore ça ! C'est une sorte d'exutoire aux douleurs de la vie !

Skiz"

 

"Parce que j'y vomis mes sensations. Parce que mes états d'âme sortent par écrit quand ils restent coincés dans ma gorge. Parce que je me sens bien dans les mots que j'écris, et que j'aligne. Parce que ces mots me plaisent et me font du bien, comme certains hurleraient à la mort. Parce qu'ainsi, peuvent sortir amour comme bien-être, souvent de l'émotion, et une certaine poésie dans mes mots. Même si parfois, je suis le seul à voir leur beauté, puisqu'ils forment un tout avec mes sensations.

Arkenlond"

 

« Ecrire ? Simplement pour aligner des mots qui sonnent vrai, sur le papier qui crisse sous la plume quand les vers se font acerbes. Pour caresser toute la palette d’émotions subtiles, qui fait de nous des humains avec une sensibilité exacerbée. Pour laisser mon imagination divaguer, laisser des traces, sortir mes maux, rêver, créer et recréer dans un espèce de cycle jouissif quand vient la fin souligné d’un point final, et ce dans l’imperfection la plus totale ! Ecrire comme respirer, écrire comme aimer, écrire comme vivre, car sans l’écriture je dépéris. Je partage en plus ces lignes infidèles, pleines d’aveux, de ce « moi » qui laisse des traces dans chaque texte que je dévoile, tout en camouflant au mieux sous diverses images car après tout quoique j’écrive, le texte ensuite appartient aux lecteurs…

Anaryane »

 

« Pourquoi écrire ?... c'est une vidange du trop plein de mon cœur, le stylo est le messager de toutes mes douleurs, d'ailleurs je n'ai jamais rien écrit qui soit joyeux. Je laisse courir le stylo, ça fait énormément de bien. Il m'arrive, comme en ce moment de rester plus de trois heures sur une feuille, le stylo à la main, et ne rien écrire... Ca c'est dur ! Il y a tellement de pensées, de coups de gueules et de douleurs à faire passer que cela n'arrive plus à sortir. Je ne m'occupe pas de faire un "beau" poème, de toute façon je n'y arrive pas, mais j'essaie au moins de le rendre présentable pour les faire partager... c'est une amie, qui était tombée dessus qui m'a obligé à les partager. Je n'aime pas mes poèmes, ils me serrent le cœur je n'aime pas les relire. La grande partie de ce que j'écris part à la poubelle, et c'est une partie de ceux que j'ai gardé que je vous montre.

 

Le Troll »

 

« Écrire c'est envelopper des maux et des vieilles peines avec des mots. Cacher au fond de soi, les turpitudes d'une vie qui laisse des cicatrices que l'on ose montrer. Ou bien encore des joies infantiles car lorsque l'on entre dans les ans, on ne peut plus sauter comme un fou et embrasser n'importe qui dans la rue sans être pris aussitôt pour un débile profond. Du coup vos joies sont aussitôt enveloppées par une camisole de force. C'est aussi dire à demi mot que l'on aime les fleurs, une femme ou un homme selon. Dire aux autres que votre vie fut formidable : ( J.Dormesson « C’était bien ! »)
Ou raconter l’histoire d’un ou une autre pour le plaisir d’écrire. Les motifs sont multiples et aussi varié qu’ils existent des gens qui font chanter les plumes. Madame de Sévigné écrivait souvent, très souvent consignant tout ce qu’elle faisait ou demandait à ses amis(es). Je passerai sur les célèbres correspondances osées émanent de son boudoir décrivant poétiquement ses escapades amoureuses.
Il y a aussi ceux et celles qui découvrent des choses et qui les décrivent par des mots. Puis les romanciers comme F.D. San Antonio La liste est exhaustive. Voici ce pourquoi l’on peut écrire. Comme le sujet du forum

 

Le Griffonneur »




02:39 Écrit par Anaryane | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

LES HAUTS DE HURLE VENT

Heatliff, Catherine, deux êtres, un amour impossible, dont les conséquences se répercuterons sur deux générations dans la campagne anglaise prévictorienne...
 
"Là où la terre est sauvage et le vent glacial, là où les pentes sont hostiles, les esprits peuvent devenir rudes, tenaces. Ils peuvent aussi être incroyablement imaginatifs et poétiques." "Là où la terre est sauvage et le vent glacial, là où les pentes sont hostiles, les esprits peuvent devenir rudes, tenaces. Ils peuvent aussi être incroyablement imaginatifs et poétiques." "Là où la terre est sauvage et le vent glacial, là où les pentes sont hostiles, les esprits peuvent devenir rudes, tenaces. Ils peuvent aussi être incroyablement imaginatifs et poétiques."
 
L'histoire d'un amour impossible entre deux êtres que rien ne lie par le sang, car Heatcliff fut adopté par le père de Cathy... C'est une excellente représentation du côté noir de l'être humain, où l'amour est la seule voie de survie possible. Les personnages se ternissent au contact de cet être sombre qu'est Heathcliff. Une malédiction démesurée, un fantôme errant dans les landes, un vent incessant indicateur d'orages et de malheurs, un amour éperdu entre deux anges démoniaques et deux familles pourchassées par un être desespéré d'avoir vu mourir son âme, son coeur, sa moitié. Reflet d'un être vengeur, un être sans vie et insensible, et de deux familles qui tentent de survivre à sa malveillance pour enfin réussir à éviter la fatalité si évidente. Un roman sans concession, beau, dont on ne se lasse guère, un roman à lire ou à relire absolument...

Il s'agit là d'un classique de la littérature anglaise, écrit par Emily Brontë alors qu'elle n'avait pas même trente ans. Elle n'a toujours vécu qu'au fond d'une province reculée, dans une réclusion presque absolue. L'intrigue du roman reflète ce mode de vie et critique par ailleurs la société prévictorienne.

01:37 Écrit par Anaryane | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/07/2004

UN PETIT MATIN PARISIEN Par Arkenlond

Il arrive. Le métro entre dans la lumière de la station, bruyant, comme à son habitude. Le conducteur toise les quelques rares passagers qui vont s’engouffrer dans sa rame, l’instant  d’après. Pas très souriants, les yeux lourds. Il est 5h35 du matin, et c’est le premier métro. La sonnerie retentit, les portes se referment dans un grand fracas, et les wagons s’ébranlent brusquement. La journée reprend, lentement, dans les brumes du matin. Dans la première voiture, pas une parole, pas un bruit autre que celui des pneus qui glissent sur leurs rails. Là, celui qui se tient dans le fond du wagon, assis sur un strapontin, puisqu’à cette heure, chacun peut s’asseoir, doit regagner une quelconque boulangerie, désabusé et plein de la nuit qu’il a du abréger trop tôt. Derrière lui, une jeune femme tente de remettre de l’ordre dans le maquillage qu’elle a à peine eu le temps d’ébaucher. Face à elle, les yeux mi-clos, un homme sans âge et couvert d’habits râpeux regarde la nuit du tunnel, hypnotisé par le passage régulier des ampoules qui courent le long du mur. A moins que ce ne soit le métro qui file le long des câbles suspendus ?
 La rame s’immobilise dans la station suivante. Là, quelques jeunes, les yeux rougis, mais souriants, ouvrent les portes et s’engouffrent, riant et parlant fort, dans le silence du wagon. Les passagers lèvent la tête, blasés, et une femme les regarde comme si ils venaient de la réveiller pour de bon. Ils lui ont pris les quelques derniers instants de sommeil et de nuit qu’elle comptait grappiller à la vie. Alors que le train s’ébranle à nouveau, ils s’avachissent sur une banquette et discutent de la nuit qu’ils n’ont pas encore commencée.
 A l’heure où ceux qui vont se coucher croisent ceux qui se lèvent, le temps tourne en boucle et semble hésiter à reprendre sa route…Triste condition à assumer, mélancolie du matin ? Tout semble triste et endormi. Pourtant, une atmosphère unique se dégage de cette petite assemblée. Ils ont dans leurs mains, puisque les seuls à en être conscients, la destinée de toute une immense ville qui sommeille encore. Ils veillent, bienveillants involontaires, sur leurs pairs l’espace de ces quelques minutes qui précèdent la sonnerie de tous les réveils des hommes. Là, ils sont quelqu’un. Mais ils se perdront, inconscients, bien vite, dans l’anonymat de la ville. Et pourtant, ils vivent ici leurs instants les plus réels, les plus palpables. Alors qu’ils ne se rendent compte que de leur infortune…
 Les premières lueurs de l’aube pointent alors que la rame file au-dessus de la Seine, vers sa prochaine destination. Aujourd’hui, il fera beau, mais ceux-là ne peuvent que le constater. Ils seront dans leurs caves ou dans leurs bureaux bien avant que le soleil ne soit vraiment levé. Ces autres seront profondément endormis s’ils parviennent à trouver le sommeil qu’ils n’arrivent plus à rattraper. Les lueurs de la station se rapprochent, et un jeune femme se lève, qu’on n’avait pas aperçu jusqu’alors, enfoncée dans ses songes. Elle attrape une barre, et se tient devant les portes alors que le conducteur freine régulièrement pour s’immobiliser en douceur. Les portes qui s’ouvrent violemment contrastent avec la finesse de l’arrêt du métro. Elle descend, tourne la tête à gauche et à droite. Sur le quai, il n’y a qu’un sans logis allongé sur un banc et deux ou trois usagers qui s’empressent de s’engouffrer dans la rame, transis du froid que leur souffle le courant d’air constant.
 Le métro redémarre et s’éloigne dans un long hululement, ses feux rouges clignotant parfois, au gré des raccords entre les rails. Le suivant pourra se faire attendre quelques longues minutes, et l’homme en noir qui arrive essoufflé freine son allure en voyant le dernier wagon quitter la station. Il soupire, et s’assied face au couloir, désert de sortie du quai d’en face.
  Il n’est plus si désert, d’ailleurs. Les passants se font plus nombreux, plus pressés, mieux réveillés. Le nombre des passages de rames s’intensifie et la quai s’emplit d’une rumeur sourde de pas hâtifs. La ville ogre s’est éveillée et commence à grignoter les quelques rares havres de silence qui subsistent encore. La nuit est terminée. Les bonnes gens de tout à l’heure ne sont plus que des pions insignifiants sur cet immense échiquier, où une pièce en pousse une autre. Ils garderont, pourtant, à jamais,  les quelques moments d’infini qu’ils vivent chaque matin, quand le temps ne sait pas tout à fait s’il doit avancer ou reculer.

19:45 Écrit par Anaryane | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

« Ici, le détective - transfuge du PC et de la CIA ! - vit

« Ici, le détective - transfuge du PC et de la CIA ! - vit le tourbillon d'une aventure politico-policière avec le tendre cynisme d'un aventurier gastronome et sentimental. (...) Courageux, pas téméraire, intelligent comme Poirot, stylé comme Marlowe, désinvolte comme Rainer, il choisira de ressembler tout simplement à Carvalho : dans sa recherche de l'assassin, il n'oubliera jamais que, s'il faut manger pour vivre, il faut aussi cuisiner pour survivre, surtout lorsque l'Espagne romanesque de Montalbán, secouée par le meurtre du secrétaire général du PCE, se met à trop ressembler à l'Espagne tout court. »


Je vais parler d'un livre que j'ai aimé. Un des premiers livres mettant en scène le détective privé Pepe Carvalho créé par Montalban au début des années 80.
Un mot sur l'auteur qui s'est fait connaître avec Galindez. Spécialiste de la cuisine catalane, il a préfacé plusieurs ouvrages sur ce thème dont un livre co-écrit avec Eliane Thibault-Comelada. Aimant Polémiquer et bon vivant (les recettes de Pepe Carvalho en sont un exemple) il est mort en 2003 à Bangkok, pays dont il avait parlé dans un de ses romans : Les Oiseaux de Bangkok.


Il s'agit de Meurtre au Comité Central. Le livre commence sur un assassinat, celui du premier secrétaire du Parti communiste espagnol, sur fond de tensions militaires.
Pepe Carvalho, le catalan, va redécouvrir Madrid et des personnes qu'il n'aurait jamais voulu revoir. Sur fond d'enquête menée avec une sérénité totale, les règlements de compte à l'intérieur d'un parti succèdent avec brio aux recettes  de cuisine données par Pepe.


Un livre assez intéressant sur une Espagne qui se cherchait encore il y a 25 ans.
Il y a eu une "suite" avec Le Prix. Ce dernier roman est malheureusement difficile à lire (et c'est volontaire de la part de l'auteur) et mène le lecteur dans le monde morbide des "Lletraferits" - les accrolettrés.

Carine

 






19:42 Écrit par Anaryane | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

JIM GLASS

"Jim Glass est le récit de la vie de ce garçon, une vie simple et heureuse entre sa mère et ses trois oncles, Zeno, Coran et Al, à une époque où la Dépression économique touche les campagnes américaines. Loin des clichés, Tony Earley décrit l’innocence de l’enfance, et sa confusion."
 
Jim Glass vient d’avoir dix ans ; un «miracle» qui a vu, l’espace d’une nuit, son âge passer de un à deux chiffres. Il fait désormais partie des adultes, comme ses oncles Zeno, Coran et Al ; comme sa mère Cissy ; comme son père, mort à l’âge de vingt-trois ans, une semaine avant la naissance du garçon. De lui ne subsistent que les anecdotes racontées par les oncles, l’amour intact de Cissy et ce prénom, commun au père et au fils. Seul Amos, le grand-père paternel, paria exilé dans sa distillerie de montagne après des années passées en prison, est en passe d’atteindre un âge à trois chiffres… Cette dixième année de Jim, riche de métamorphoses et de «premières fois» (de l’installation de l’électricité à Aliceville à l’inauguration de la nouvelle école en passant par la rencontre de Jim avec l’océan et sa prise de conscience de la finitude de toute chose…) est tout le sujet du roman de Tony Earley.

j'ai apprécié ce roman où l'enfant découvre la vie du haut de ses 10 ans, mais malgré tout, l'auteur ayant divisé l'histoire en scènes bien carrées, cette dernière révèle, hélas, surtout les limites, hachant menu l’histoire, s’interdisant de prolonger tout élan, tout souffle, laissant au lecteur un goût d’inachevé, ou plutôt d’inexploré. On aimerait, comme le fait le texte de quatrième de couverture, ranger Jim Glass au côté de tom sawyer , voire de Frankie Addams ; mais le charme ténu de cette délicate chronique de l’Amérique rurale pendant la Dépression ne rappelle que lointainement la force truculente de la saga de Mark Twain.

 
 

18:33 Écrit par Anaryane | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |